Les questions à poser avant de payer une formation
Ces questions ne servent pas à piéger un vendeur. Elles servent à obtenir par écrit ce qui, sinon, restera à l'oral, c'est-à-dire non opposable. Une organisation sérieuse y répond sans se braquer.
Posez-les par écrit, et demandez les réponses par écrit. Les cinq qui comptent le plus : quelle société encaisse et quel est son numéro d'immatriculation, quel est le prix total toutes options comprises, que se passe-t-il si je n'obtiens aucun résultat, puis-je parler à trois clients que vous n'avez pas choisis, et puis-je lire le contrat avant le paiement.
Quelles questions poser sur l'entreprise ?
- Quelle est la société qui encaisse, son pays, son numéro d'immatriculation et son adresse ?
- Depuis combien de temps cette société exerce-t-elle sous ce nom ? A-t-elle changé de nom ?
- Qui sont les dirigeants, et sont-ils identifiables publiquement ?
- Si je paie en euros et que la société est marocaine, ou l'inverse, quelle entité contracte avec moi ?
Quelles questions poser sur le prix ?
- Quel est le montant total, toutes options comprises, et qu'est-ce qui n'est pas inclus ?
- Y a-t-il des frais récurrents après l'achat : logiciel, abonnement, commission sur mon activité ?
- En cas de paiement en plusieurs fois, quel est le coût total et qui porte le crédit ?
- Quelle est la politique de rétractation, et sous quel délai exactement ?
Quelles questions poser sur le résultat ?
- Sur cent clients entrés il y a un an, combien exercent encore aujourd'hui ? La réponse est rarement donnée, et le refus de répondre est en soi une information.
- Existe-t-il une garantie ? Si oui, quelles conditions dois-je remplir, dans quel délai, et qu'est-ce qui est remboursé exactement ?
- Que se passe-t-il si je ne remplis pas une seule des conditions de la garantie ?
- Puis-je parler à trois clients que vous ne choisissez pas vous-même ?
Quelles réponses doivent faire reculer ?
| Ce que vous entendez | Ce que cela signifie | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| « Le contrat, on le voit après le paiement » | Le document opposable vous est caché au moment où vous décidez | Refuser. Un contrat se lit avant, toujours |
| « L'offre finit ce soir » | Une pression au calendrier, pas une contrainte réelle | Demander l'offre par écrit avec sa date de fin, et attendre 48 heures |
| « Nos élèves font tous X dirhams » | Une promesse de revenu, interdite comme argument de vente en France dès qu'elle est présentée comme certaine | Demander la médiane, pas les meilleurs cas |
| « On ne communique pas notre taux de réussite » | L'information existe et n'est pas partagée | En tenir compte, sans en conclure une fraude : très peu d'organismes le publient |
| « Vous n'aurez rien à faire » | Une description fausse de tout accompagnement au lancement | Faire préciser par écrit qui fait quoi, semaine par semaine |
La question qui fait le plus de tri
« Envoyez-moi le contrat par courriel, je le lis et je vous rappelle. » Elle ne coûte rien, elle est parfaitement légitime, et la réaction qu'elle provoque en dit long. Un organisme qui l'accepte sans négocier a probablement un contrat lisible. Un organisme qui la refuse, ou qui propose de le lire ensemble à l'écran pendant l'appel, vous empêche de le relire à froid.
Questions fréquentes
Un organisme peut-il refuser de communiquer son taux de réussite ?
Oui, aucune obligation générale ne l'impose en dehors des formations certifiantes soumises à des référentiels qualité. Le refus n'est donc pas une faute. Il reste une information à intégrer.
Une garantie de résultat est-elle une sécurité ?
Elle en est une si ses conditions sont écrites, réalisables et vérifiables. Beaucoup de garanties exigent une liste d'actions dont une seule manquée annule tout. Lisez la clause de déchéance avant la clause de promesse.
Le droit de rétractation s'applique-t-il ?
En France, quatorze jours pour un contrat conclu à distance entre un professionnel et un consommateur, avec des exceptions notables pour le contenu numérique fourni immédiatement. Si vous achetez en tant que professionnel, ou auprès d'une société hors Union européenne, le régime change. Faites préciser lequel s'applique.
Faut-il se méfier d'un appel de vente en visioconférence ?
Non, c'est devenu la norme dans ce secteur. Ce qui compte est ce qui reste après l'appel : un devis écrit, un contrat lisible et un délai pour décider.